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Merci Robert pour ce beau texte qui fait réfléchir

Publié le 28/11/2014 à 07:10 par mamansendeuil Tags : perte mort acceptation animaux vie monde amis heureux voyage
La Vie

La vie nous offre un jour de nous rencontrer, puis de nous apprécier.
Elle nous permet parfois même de cheminer ensemble.
De temps à autre elle nous sépare pour les diverses raisons qui construisent le parcours de chacun.
Puis, elle nous réunis encore pour partager joies et plaisir, avant de nous envoyer sur de nouveaux sentiers.
Mais, un jour, l’un d’entre nous s’absente, il met le cap vers un autre horizon, vers une autre dimension. Il quitte la croisée des chemins auxquels nous étions habitués.

Cela nous rassurait de savoir que nous nous reverrions de temps à autre.
La vie pouvait s’écouler paisiblement.
Nous nous laissions porter par elle, bercés par son chant doux et chaleureux.
Et nous voilà tout à coup face à une dure réalité, la disparition !

Toute chose, tout élément, tout être, vivant ou non, sont liés au temps dans notre dimension terrestre.

Si cette durée n’est jamais définie, il n’en reste pas moins qu’elle n’est pas éternelle.
Nous le savions tous au départ, cela fait partie de notre contrat. Il est donc absolument nécessaire, voire même vital de s’en souvenir à certains moments de notre existence.
Non pas pour en souffrir et s’empêcher d’être heureux en se promenant avec une épée de Damoclès au dessus de la tête,
mais bien plus pour ne pas oublier que mourir fait partie de notre vie où chaque instant doit être vécu du mieux que nous pouvons.

Il est très difficile pour un être humain d’envisager le fait qu’il y ait un après Terre.
Il lui est tout aussi difficile d’accepter la disparition d’un compagnon, d’un ami, d’un frère ou même d’un adversaire.

Plutôt que d’accepter de subir sa disparition, préférons chercher ce que disparaître veut dire.
Disparaître signifie : cesser d’être visible, s’absenter brusquement, être soustrait

Tournons ces mots dans tous les sens. Tant de signes existent que nous ne savons traduire !
Cesser d’être visible, s’absenter brusquement, être soustrait
Deviennent :
Etre soustrait, s’absenter brusquement, cesser d’être visible.
Etre soustrait, se retrouver retiré d’une scène, d’une action.
S’absenter brusquement, quitter un espace en laissant les autres sans explications.
Cesser d’être visible, cesser d’apparaître.
Est ce pour autant que la personne qui cesse de paraître aux autres à fini d’exister ?
Je ne le pense pas ! Et personne ne peux le démontrer.
Cesser d’apparaître sur la scène de la vie, s’absenter ou se soustraire du théâtre Terre, ne signifie pas forcément cesser d’être !

Alors, comprenons que si nous accompagnons cet être vers sa nouvelle existence, nous pourrons mieux accepter ce destin que nous haïssons parce qu’il va nous séparer de lui.

Comprenons que si nous l’aidons à aller vers le monde nouveau qui l’attend, il trouvera peut-être plus rapidement son chemin de lumière.
Parlons-lui, entendons nous lui dire ce que notre cœur avait besoin de transmettre au sien.

Puis, aidons-le à notre manière à se diriger vers sa nouvelle existence, vers sa nouvelle vie, vers son nouveau destin.

Notre cœur plus léger participera ainsi de manière active au deuil que nous devions vivre.

Nous pourrons mieux accepter et comprendre cet « Au Revoir ».

Pratiquons ainsi pour accompagner amis, collègues, parents, compagnons animaux, et tout autre habitant de la merveilleuse planète que nous habitons.

Souvenons-nous toujours que le mot disparaître à une signification autre que celle que nous lui attribuions jusque là.

Aujourd’hui plus que jamais, nous devons continuer à croire en nos réunions futures.

Aujourd’hui plus que jamais nous devons nous laisser bercer par la quiétude de la vie.

Permettons à ceux d’entre nous qui ont choisi un voyage lointain de pouvoir partir sans avoir notre tristesse dans leurs bagages.

Nous aurons d’autant plus de plaisir à écouter leurs récits aux prochaines retrouvailles.

Acceptons le voyage car tout l’univers et toutes les dimensions font partie de notre vie.

Sachons faire une pause et nous tourner vers la seule richesse véritable, la seule définition de la vie…L’AMOUR !"


Source: Serge Assaf..

Robert

Commentaires (6)

mamansendeuil le 25/03/2014
Ce texte fait référence à un fait qui me gène beaucoup dans notre société actuelle : la mort est devenue un tabou, le deuil ne se fait plus en groupe mais seul parce qu'il faut cacher la mort. Plus on la voit dans les médias ou les jeux, moins on la voix à côté de soi. Personne ne veut se rappeler qu'au bout de la vie il y a la mort, de plus la vie se prolonge grâce à la médecine ce qui fait que l'on ne tolère la mort que sur des personnes très âgées, pour les autres, on préfère vite oublier. Après chacun ses croyantes, ses attentes, ses certitudes mais que l'on voit la mort comme un au revoir ou un adieu, il faut surtout garder en mémoire la joie de vivre, les bons moments vécus en compagnie de celui qui s'est absenté.
http://mamansendeuil.centerblog.net


Anonyme le 07/04/2014
Je suis parfaitement d'accord avec le commentaire de mamansendeuil car dans notre groupe de parents de victimes de la route nous constatons tous la même chose la mort fait peur, peur de quoi ? Ce n'est pas contagieux que diable les parents désenfantés ne sont pas des pestiférés , une parole un sourire ce n'est pourtant pas la mer à boire, je sais que la peur de faire mal paralyse beaucoup de personnes pourtant le ressenti comme une indifférence est encore plus diffiçile a supporter par les parents désenfantés. La société est en pleine déliquescence , peut-être la fin d'une civilisation.....alors n'encapsulons pas la mort elle existe et est un passage obligé par tous.
Robert


lescouleursdemyriam le 07/04/2014
oui, c'est incroyable, un parent en deuil subit souvent le même regard qu'une personne avec un handicap physique : l'étiquette est la même, celle de la différence. Quand je parle de regard, c'est plutôt le non regard, celui qui fuit. Comme si la mort, comme tu le dis Robert, est contagieuse. C'est une fatalité qui attend tout le monde, pas une maladie. C'est vrai qu'on ne peut pas vivre en permanence avec cette échéance en tête mais l'occulter complètement est aussi un problème. Les gens meurent en moyenne de plus en plus vieux mais il y a aussi de plus en plus de jeunes touchés par les accidents, le suicide ou la maladie (le cancer de plus en plus présent par exemple, le sida...). C'est ça que la société actuelle veut se cacher
http://lescouleursdemyriam.centerblog.net


Anonyme le 12/04/2014
Un monde sans pitié …

Il était une fois une nation qui se croyait forte, civilisée, disaient ses dirigeants, économiquement avancée, prétendaient les financiers de tous poils, toujours prompts à analyser une situation par le seul prisme des nombres. Il était un pays qui se pensait encore le phare des droits de l'homme et de la pensée, un espace où la raison était censée gouverner les esprits éclairés par une culture millénaire …

Il était une nation qui avait eu une très forte tradition chrétienne, qui pensait qu'en franchissant le pas de la laïcité, l'état était capable de prendre le relais du clergé pour assumer une charité qui devenait de la solidarité sociale. Chaque citoyen était couvert par des lois bienveillantes. Le territoire était maillé de façon à ce que nulle détresse individuelle n'échappât à la vigilance des fonctionnaires dont c'était la mission.

Il était une nation qui, petit à petit, sombra dans les terribles travers de la modernité. L'individualisme fut élevé au rang de modèle, l'égoïsme accompagna naturellement cette doctrine qui prône le chacun pour soi. Plus le niveau de vie augmentait, plus les portes et les cœurs se refermaient dans ce pays où jadis, il faisait si bon vivre.

Il fut un pays qui décréta que le bien public était désormais une hérésie, que les agents de l'état étaient des parasites, des inutiles, des incapables. Les institutions se targuèrent de rechercher sans cesse des gisements d'économies possibles et c'est naturellement vers les subsides destinés aux plus faibles que furent réalisées les premières coupes sombres.

Dans le même mouvement, les gens de ce pays s'habituèrent à se regarder de travers. Petit à petit, la suspicion, le mépris, la crainte, la peur ou bien la haine firent des ravages dans les esprits. L'étranger, le différent, le pauvre, le malade ou bien l'handicapé furent montrés du doigt. Chacun se renferma dans son quant à soi, dans son petit confort que d'autres prétendait-on alors, voulaient mettre en danger.

Des idées affreuses firent leur apparition. Puis, les idées ne suffirent plus, la police passa à l'action. Des lois scélérates chassèrent les pauvres des centres-villes, les étrangers de certains camps, on interdit aux jeunes de se réunir dans les cages d'escaliers. Petit à petit, ce pays si fier de sa Révolution, sombra dans une morosité contagieuse, une indifférence généralisée, une insupportable folie sécuritaire.

Tout s'effrita, se délita, se liquéfia. Les rues devinrent le dernier refuge des laissés-pour-compte. Il leur fallait se cacher, échapper au regard des bonnes consciences, sortir du cadre pour ne pas indisposer par leur présence. Les centres-villes si beaux, si propres, si policés ne pouvaient plus tolérer ces épaves de la prospérité, ces gens sans toit ni choix.

Et puis l'impensable fit son retour. Dans ce pays, toujours plus riche pourtant, toujours plus évolué encore, des hommes et des femmes mouraient de froid, de faim et d'indifférence dans des rues sombres, des sous-bois, des quais déserts ou bien le long de friches industrielles. Ils avaient la délicatesse de mourir loin des regards de ceux qui n'étaient pas encore frappés par la malédiction sociale, la déchéance de la pauvreté sans issue.

Plus grave encore, des enfants furent comptés parmi les victimes dont le nombre, d'année en année ne cessait de croître. 453 sont ainsi morts dans la rue, pire que des chiens si souvent mieux traités qu'eux ! 453 morts sans laisser d'adresse, sans personne pour les pleurer, sans témoin ni accompagnement.

Ne croyez pas que ce pays est loin d'ici. C'est le vôtre, c'est le nôtre. C'est en France que 453 humains sont sortis en 2013 de la dignité humaine pour ne devenir que des bêtes traquées, des rats qu'on a laissés croupir dans nos immondices et qui ont fini par crever sans faire de bruit. C'est la honte de notre époque, le terrible recul de nos consciences, la disparition de la solidarité !

Nous portons tous une part de responsabilité. Nous avons tous accepté le discours infâme que nous ont servi des responsables aveuglés par la richesse d'une minorité cupide et incapable de comprendre la détresse de quelques-uns et les difficultés de tous les autres. Nous ne serons plus une nation tant que ce scandale perdurera. Nous n'avons pas à donner des conseils ou pire encore, des leçons aux autres pays quand dans le nôtre, ce drame effroyable se déroule sans que rien ne soit fait …


mamansendeuil le 16/04/2014
Très réaliste Robert. Société évoluée de nos jours signifie société dans le déni, centrée sur le bien matériel (pas celui des autres surtout), une société du chacun pour soi et rien pour toi. pas même un minimum de sollicitude.
http://mamansendeuil.centerblog.net


marie le 01/02/2022
Marie , pour Anonyme , lire aussi le texte de NANOU du 14 mars 2016, ,il décrit " avec des mots " ce que nous vivons et je l'en remercie!


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